Mam Jaiteh, Isaïa Cordinier et la Virtus Bologne remportent l’Eurocup

Clément Carton
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La Virtus Bologne a offert à l’Italie le premier titre d’Eurocup de son histoire en dominant les Turcs de Bursaspor mercredi soir en finale (80-67). Les Français Mam Jaiteh, MVP de la compétition, en double-double (13 points, 10 rebonds), et Isaïa Cordinier glanent ainsi le titre le plus important de leur jeune carrière. L’équipe de Milos Teodosic, élu MVP de la finale, décroche ainsi son ticket pour la prochaine saison d’Euroleague.

Ce titre-là, elle ne l’a pas volé. Grandissime favorite à domicile devant ses 9 700 supporters, la Virtus Bologne a pris les commandes de sa finale dès les premières minutes. Et elle ne les a plus jamais lâchées (80-67). C’est la victoire de l’expérience, surtout celle de Milos Teodosic, 35 ans et auteur d’une finale splendide à 21 points à 8/12 aux tirs malgré une blessure à la cheville au premier quart-temps, et celle de la défense de l’équipe de Sergio Scariolo. C’est le premier succès d’un club italien dans la compétition. La Virtus succède ainsi à Monaco au palmarès de l’Eurocup et valide son ticket pour la saison 2022-2023 d’Euroleague.

Le conte de fées initié par Bursaspor, qui disputait ce soir la première finale de son histoire grâce à ces trois victoires à l’extérieur en playoffs, dont l’élimination du Partizan Belgrade, a d’abord viré au cauchemar. Il y a eu match pendant trois minutes, le temps que l’équipe de Dusan Alimpijevic entre dans la pénalité (6-7). Et puis, la Virtus Bologne s’est envolée, l’expérience prenant le pas sur la fougue. Auteurs de 15 points au premier quart-temps, Milos Teodosic et Marco Belinelli prenaient le leadership offensif quand Bursa se sabordait tout seul de l’autre côté du terrain, avec tant de maladresse (30 % aux tirs, 25-12). 

Milos Teodosic (Eurocup)

Toujours au-dessus des 10 points d’avance, les Italiens ont alors gardé le contrôle de la partie grâce à une très grande agressivité défensive (7 interceptions à la pause). Seule ombre de la première mi-temps, le récent MVP de la compétition Mam Jaiteh passait à côté (2 points à 1/6 aux tirs) et devait aller s’asseoir tôt dans la partie pour trois fautes (40-25, 19e). D’un sursaut d’orgueil collectif, Bursaspor restait au contact à la mi-temps (41-31).

Après une mi-temps de chauffe, Mam Jaiteh se met en mode MVP

À l’expérience, la Virtus Bologne installait un faux-rythme au retour des vestiaires et conservait la tête grâce notamment à JaKarr Sampson et Kyle Weems, très propres jusqu’alors (50-35, 24e). Un coup de chaud de Milos Teodosic faisait de nouveau passer l’équipe de Sergio Scariolo à +15 (58-43, 28e). Toute la salle pensait alors vivre une fin de match tranquille face aux Turcs. Il n’en fut rien. 

En l’espace de quatre minutes à cheval sur les troisième et quatrième quart-temps, Bursaspor passait un 16-6 sous la houlette du duo Kevarrius Hayes – David Dudzinski (64-59, 32e). Cette fois, la Virtus dut s’en remettre à son jeu intérieur et à sa défense, notamment celle d’Isaïa Cordinier (0 point, 2 interceptions en 13 minutes). Mam Jaiteh devenait intenable et inscrivait 11 de ses 13 points en deuxième mi-temps. Un méga contre de Kyle Weems (le quatrième de la finale !) à deux minutes du terme faisait entrer la Virtus Segafredo Arena en ébullition, le titre était alors assuré.

Les supporters italiens peuvent désormais honorer leurs champions, qui viennent de décrocher le sixième titre européen de l’histoire du club après la Coupe des Coupes 1990, l’Euroleague en 1998 et 2001, l’EuroChallenge en 2009 et la Basketball Champions League en 2019. Et un succès qui promet au club une place en Euroleague la saison prochaine. La fête promet d’être longue !

https://twitter.com/EuroCup/status/1524494719551787012

Sergio Scariolo, coach de la Virtus Bologne : « C’était une très, très bonne compétition, ce niveau de basket était si élevé. Tant de grandes équipes n’ont pas réussi et nous nous sommes accrochés quand nous avons dû le faire avec beaucoup de blessures dans la première partie de la saison. Nous avons un groupe avec une alchimie, de la cohésion et nous avons finalement retrouvé la santé en même temps que l’arrivée de nouveaux joueurs. Je pense que nous avons dominé les trois derniers mois de compétition et nous méritons honnêtement le trophée. »

Kyle Weems, ailier de la Virtus Bologne : « Je suis tellement fier de cette équipe. Nous avons traversé beaucoup de choses cette année : des blessures, des cas de Covid, peu importe. Nous avons continué à nous battre, nos entraîneurs ont continué à entraîner. C’est de cela qu’il s’agit. Celui-là, il est pour la ville de Bologne ! »

Boxscore Virtus Bologne – Bursaspor

Photo : Virtus Bologne (Eurocup)

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1 Response
  1. Bravo et mazel tov à la VIRTUS BOLOGNE qui succède à L’AS MONACO j’espère qu’un.autre club français et qu’un.club israélien gagneront cette « C2  » qui est une EUROLIGUE BIS !

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