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Bul Kuol (Le Mans) : "J'ai grandi dans des camps de réfugiés..."

Natif du Soudan du Sud, Bul Kuol (2,01 m, 26 ans), le nouveau joueur du Mans, possède un parcours singulier, qu'il raconte dans Le Maine Libre.

Bul Kuol est né durant la guerre civil et il a quitté l'Afrique à l'âge de 9 ans. Ses souvenirs sont forcément flous.

« J’ai grandi dans des camps de réfugiés entre ma naissance et mon départ de l’Afrique. J’étais jeune donc je me rappelle surtout de faire des bêtises avec mes copains. La guerre était là donc, oui, j’ai vu des choses difficiles, avec la pauvreté bien sûr. Mais pour un enfant, on a l’impression que c’est normal, on s’habitue à ce climat car c’est la vie dans laquelle on est. Avec le recul, ça met les choses en perspective. »

Bul Kuol est ensuite parti en Australie dont il possède aussi aujourd'hui la nationalité avant d'enchaîner avec une formation aux Etats-Unis (California Baptist et Detroit Mercy) de 2016 à 2021.

« Je suis parti avec ma mère, mes deux grands-frères et mes deux sœurs. Six en tout avec moi, alors que mon père est, lui, resté là-bas. Ça a été plutôt facile de s’insérer de mon côté, d’apprendre l’anglais, car je suis arrivé à un bon âge, avant l’adolescence. En plus, je me suis mis au basket, donc ça a renforcé les interactions. Ça n’a pas toujours été tout rose, mais dans la globalité, ça n’a pas été trop dur car une partie de ma famille était présente. »

Mais c'est sous les couleurs du Soudan du Sud que Bul Kuol devrait participer cet été à la Coupe du Monde. Il a été le 2e marqueur (11,5 points à 44% de réussite à trois-points) et le 2e à l'évaluation (11,8) de son équipe lors des qualifications dans la zone africaine. Au Maine Libre, il révèle n'être pas retourné pour l'instant dans son pays d'enfance.

« Non, je devais y aller juste après les dernières fenêtres internationales en Égypte, mais comme j’ai signé au MSB dans la foulée, je suis directement venu au Mans. Je ne suis jamais retourné au Soudan du Sud depuis mon enfance, mais je compte y aller très rapidement maintenant, car je veux revoir mon père et le reste de ma famille. »

Photo : FIBA

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