JO – Londres’2012 : Céline Dumerc, la star authentique

Pascal Legendre
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Par la grâce des Jeux Olympiques de Londres et des feux médiatiques, Céline Dumerc est passée du statut de basketteuse à celui de star du sport français. La femme, elle, n’a pas changé. Trois ans plus tard, nous avions fait un point sur sa notoriété soudaine. Aujourd’hui, la Tarbaise est la general manager des Bleues, elle a gagné le titre de championne de France avec Basket Landes, et à 39 ans, elle s’offrira à la rentrée une dernière danse en Ligue Féminine et en Euroleague.

Ceci est le 13e et dernier chapitre d’une rétrospective sur les évènements, équipes et joueurs qui ont marqué l’Histoire des JO. A lire aussi :

JO Berlin’36 : Le régisseur, l’inventeur et le dictateur.

Helsinki’52, Melbourne’56, Rome’60 : Interview Jean-Paul Beugnot.

Mexico’68 : Spencer Haywood, un prodige de 20 ans

Munich’72 : Trois secondes, une éternité

Los Angeles’84 : Bobby Knight, le Général

Séoul’88 : La fin d’une ère

Barcelone’92 : Moments Magiques

Atlanta’96 : Les Américaines font un tabac

Sydney’00: Ces Bleus venus de nulle part

Sydney’00 : Laurent Sciarra : “Le dunk de Carter, c’est l’image des Jeux”

Athènes’04 : Les Américains scalpés

Athènes’04: Meilleurs souvenirs

Pékin’08 : Le plus grand match de tous les temps

Leur titre de championne d’Europe en 2009 et les aventures annuelles de Bourges en EuroLeague n’avaient concerné qu’un cercle d’intimes. Les Braqueuses étaient passées par le purgatoire d’un tournoi de qualification en Turquie pour gagner leur billet dans l’Eurostar. Elles s’étaient rendues à Londres avec une extrême modestie, le cœur léger. Elles ont été touchées là-bas par la grâce. Même un scénariste de Walt Disney n’aurait pas osé écrire une telle saga. Le cocktail était savamment dosé : un match gagné en prolongation, des paniers improbables au buzzer, de l’énergie, de la passion, du naturel, des sourires, des rires, des farandoles, des chansons criées à tue-tête face aux caméras de France Télévisions. Et au bout, une médaille d’argent. Face à elles, la France profonde : jusqu’à 5,2 millions de téléspectateurs (47,6% de parts d’audience) à la fin de la demi-finale contre la Russie à 23h38 ! 4,3 millions lors de la finale pour les voir se faire dévorer par les ogres américaines. Et une présence continue dans les journaux d’information.

Au milieu de ce conte de fées, une reine de 1,69m et 30 ans, une vibrionnante meneuse de jeu, toujours souriante, disponible, jamais à court d’une analyse pertinente, d’un clin d’œil complice, Céline Dumerc, qui vit un rêve éveillé. « Sincèrement durant toute la compétition, si on savait qu’il y avait des retours positifs sur notre performance, on ne se rendait pas compte de l’impact que l’on avait autour du public, un public bien plus large que celui que l’on avait l’habitude de toucher », se souvient-elle.

Le défilé du 13 août en autobus à impériale sur des Champs Elysées en pâmoison fait comprendre à Céline qu’elle est devenue en une quinzaine de jours olympiques une superstar, une icône du sport français. « Je me disais que ça n’allait pas durer et j’attendais que ça se calme. Je prenais ça avec beaucoup de légèreté. » Et non, ce ne fut pas éphémère. « J’ai une anecdote. Je suis en plein milieu de l’eau en Corse avec une amie et un homme d’un certain âge, qui me regarde, et qui me dit, vous êtes Céline Dumerc ? Pendant deux, trois semaines, tous les jours il y a avait au moins une personne qui m’abordait pour me féliciter pour notre médaille d’argent et c’était plutôt agréable car c’était à chaque fois avec des mots très gentils. »

Rock star

Céline était déjà la chouchoute des journalistes spécialisés et sa complicité avec les supporteurs a toujours été bien réelle, mais au retour sous le maillot tango, elle change de dimension. Elle découvre ce qu’est la vie d’une rock star avec ses groupies. Les salles sont bondées pour fêter les héroïnes toujours pas descendues de leur Olympe. « Lors du premier match après l’Open à Aix-en-Provence, la salle était pleine et les gens avaient des banderoles avec le nom de Céline et tout ça », se remémore


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Article paru dans Basket Hebdo

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