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Rétro: 1997, l’épidémie meurtrière

Nicolas Batum, Rudy Gobert, Timothé Luwawu-Cabarot, Fabien Causeur, Moustapha Fall, Rodrigue Beaubois. Ian Mahinmi, même s’il n’appartient pas à la Team France Basket. La liste des forfaits français pour l’Euro est longue. Est-ce un record ?

Nicolas Batum, Rudy Gobert, Timothé Luwawu-Cabarot, Fabien Causeur, Moustapha Fall, Rodrigue Beaubois. Ian Mahinmi, même s’il n’appartient pas à la Team France Basket. La liste des forfaits français pour l’Euro est longue. Est-ce un record ?

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Fabrice Canet, qui est au cœur des Bleus de par sa qualité de responsable médias, ne se souvient pas d’un été aussi agité –en espérant qu’il n’y aura pas d’autres contretemps d’ici la fin de la compétition. Il faut dire que Fabrice a pris ses fonctions en 1999 et que la dernière épidémie meurtrière qui a ravagé l’équipe de France remonte à l’Euro en Espagne deux ans auparavant.

Cette année-là, Tariq Abdul-Wahad, tout sourire, présente sa casquette des Sacramento Kings en Une de Maxi-Basket. L’ancien Ebroicien est le premier français drafté par la National Basketball Association et il va fouler les parquets de la ligue américaine quelques mois plus tard. On ne peut donc accuser la NBA d’être alors responsable de nos maux.

Le cinq majeur est out

C’est tout le cinq majeur potentiel qui a filé entre les doigts du coach Jean-Pierre De Vincenzi. Une scoumoune rare. Moustapha Sonko a été opéré de l’écrasement d’un tendon du poignet. Antoine Rigaudeau, 25 ans, qui est monté au firmament européen, a été victime d’une rechute au niveau du coude droit. Alain Digbeu est fauché par une rupture d’un tendon du quadriceps du genou. Pour Jim Bilba, c’est le nerf palmaire de la main droite qui a été sectionné. Le Villeurbannais a été privé de Final Four d’Euroleague. Quant à Frédéric Weis, il ne peut faire profiter les Bleus de ses 2,18m ; il a été contraint à un peignage d’un tendon rotulien du genou gauche. Et comme si ça ne suffisait pas, le sixième homme envisagé, le naturalisé de service Ronnie Smith, est depuis longtemps hors course en raison d’un arrachement des ligaments du genou survenu au mois de septembre précédent.

C’est tout ? Même pas. Yann Bonato a suivi la préparation après deux moins d’arrêt total à cause d’une fracture du pouce.

« Il est venu en sachant avec quel handicap il arrivait. Il a donné le meilleur de lui-même et m’a permis de souder l’équipe psychologiquement autour de son nom. Il a mis son crédit en jeu et je lui tire mon chapeau », souligna le coach car Bonat’ sera malgré tout le marqueur français numéro 1 avec 15,6 points.

Autre grand corps malade qui n’a pas pour autant manqué l’appel, celui de Fabien Dubos, qui était bien fatigué à cause d’une Hépatite A qui s’est déclarée peu avant le jour J.

L’ossature des JO de Sydney

C’est ainsi que JPDV n’a pas eu d’autre choix que de faire appel à des seconds couteaux : Freddy Fauthoux, Georgy Adams, Laurent Pluvy, Rémi Rippert. Une équipe de novices. Seulement deux joueurs étaient déjà présents deux ans auparavant à Athènes.

Freddy Fauthoux avoue d’ailleurs qu’il avait été sélectionné grâce aux absences de Antoine Rigaudeau et Mous Sonko mais qu’il compte gagner à l’avenir sa place pour de bon. Huit ans plus tard, le Palois sera médaillé de bronze à l’Euro à Belgrade.

Il reste encore quelques noms dans l’effectif français, mais ce sont des apprentis qui seront des têtes d’affiche peu de temps après : Laurent Sciarra, Laurent Foirest, Cyril Julian, Stéphane Risacher, Thierry Gadou, très bon sur cet Euro, et Yann Bonato seront vice-champions olympiques à Sydney trois ans plus tard. Une aventure espagnole profitable donc. A chaque chose malheur est bon. Et, juste pour l’anecdote, au bout du banc a pris place un certain Jérôme Moiso, qui parait perdu, effrayé.

« Il est venu pour apprendre. C’est le futur espoir du basket français mais il va falloir qu’il mûrisse. C’est un jeune. Je pense qu’il a évolué en venant ici », espère JPDV. On sait que depuis Moiso est entré au Panthéon des plus grands gâchis du basket français.

Avec cette équipe, la plus petite des seize participants, la France termine avant-dernière à la réussite aux lancers-francs et lanterne rouge à trois-points.

Avec cette équipe, en poule, la France bat la Slovénie mais paume contre Israël (c’est une vilaine manie) et la Lituanie. Et puis dans le tour des 8e de finale, ce sont trois échecs, la Russie, la Grèce (c’est notre bête noire) et la Turquie.

Bilan donc : 1 victoire pour 5 défaites. L’équipe de France est officiellement classée 10e.

« Je suis catégorique là-dessus. Malgré les absences on devait finir dans les huit. Avec cette équipe, il n’y avait pas d’excuse à chercher, on devait battre Israël et les Turcs. Les absents ne sont pas là mais ce n’est pas une raison pour se dédouaner, » commente Fabien Dubos meurtri.

Plus le même paysage

En 1997, la France est encore compétitive en Euroleague ; l’ASVEL vient de se qualifier pour le Final Four. Seulement, l’équipe nationale est toujours dans le trou noir. Elle verra enfin la lumière aux Jeux de Sydney.

Vingt ans plus tard, c’est tout l’inverse. Nous n’avons plus de représentants en Euroleague alors que malgré la vague de forfaits indiquée plus haut, il n’est pas faire acte de chauvinisme en croyant dans la possibilité d’un podium. La valeur globale de nos internationaux du premier et du deuxième cercle, a beaucoup, beaucoup augmenté.

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Fabrice Canet, qui est au cœur des Bleus de par sa qualité de responsable médias, ne se souvient pas d’un été aussi agité –en espérant qu’il n’y aura pas d’autres contretemps d’ici la fin de la compétition. Il faut dire que Fabrice a pris ses fonctions en 1999 et que la dernière épidémie meurtrière qui a ravagé l’équipe de France remonte à l’Euro en Espagne deux ans auparavant.

Cette année-là, Tariq Abdul-Wahad, tout sourire, présente sa casquette des Sacramento Kings en Une de Maxi-Basket. L’ancien Ebroicien est le premier français drafté par la National Basketball Association et il va fouler les parquets de la ligue américaine quelques mois plus tard. On ne peut donc accuser la NBA d’être alors responsable de nos maux.

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