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Trophée de l’année – Valériane Vukosavljevic, le retour magnifique : « Être maman et performante, c’est possible ! »

2022 est une cuvée hors du temps pour Valériane Ayayi-Vukosavljevic. L’année de ses 28 ans, la quadruple championne de France est, dans l’ordre, devenue maman, a remporté la Coupe de France avec Basket Landes puis a formidablement lancé sa nouvelle saison à Prague (deuxième meilleure marqueuse d’Eur

2022 est une cuvée hors du temps pour Valériane Ayayi-Vukosavljevic. L’année de ses 28 ans, la quadruple championne de France est, dans l’ordre, devenue maman, a remporté la Coupe de France avec Basket Landes puis a formidablement lancé sa nouvelle saison à Prague (deuxième meilleure marqueuse d’Euroleague). Contrainte de faire l’impasse sur la Coupe du monde en partie en raison d’une organisation trop complexe pour contenter sa fille et la fédération, l’internationale française et maman épanouie continue son combat pour faire évoluer les mentalités sur la maternité dans le sport.

Jusqu’à Noël, Basket Europe décerne ses trophées de la saison, avec des interviews et portraits de plusieurs personnalités de l’année 2022. Voici le trophée du « plus beau retour de l’année » pour Valériane Vukosavljevic (Basket Landes/Prague). Pour découvrir l’intégralité de nos trophées, mais aussi de nombreuses nouveautés en 2023, abonnez-vous.

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Elle casse les préjugés. Depuis l’annonce de sa grossesse au lendemain de sa médaille de bronze glanée aux Jeux Olympiques de Tokyo, Valériane Vukosavljevic est devenue l’icône d’une maternité réussie dans le monde du basket. La Bordelaise a donné naissance à une petite Alani le 28 janvier 2022 avant de reprendre la compétition à peine onze semaines plus tard avec Basket Landes. Et de soulever fin avril la Coupe de France, sa quatrième en carrière, contre Bourges à l’Accor Arena.

Un titre de plus, comme si de rien n’était, pour la quadruple championne de France et triple vice-championne d’Europe. « Ce titre est différent de tous les autres. C’est du bonus, nous explique-t-elle. Il faut remercier les filles d’avoir gagné les matches qui nous ont permis de pouvoir aller à Bercy car sans ça, il n’y aurait pas eu de titre. Cela ne dépendait tellement pas de moi. C’était assez inespéré. Mon premier objectif, c’était de revenir bien mais je n’aurais pas pensé que ça se goupille si bien. Soyons honnête : je voulais continuer à gagner des titres mais peut-être pas aussi tôt. Ça a été une super opportunité, et je l’ai vécue à fond ! »

« J’ai eu du mal à comprendre cet engouement autour de mon annonce »

(c) FIBA

Flashback. Le 11 août 2021, Valériane Vukosavljevic annonce sa grossesse et provoque une vague de sympathie sur les réseaux sociaux, entraînant de nombreuses réactions et questionnements : mais comment a-t-elle fait pour disputer les Jeux Olympiques et remporter une médaille de bronze en étant enceinte de trois mois et demi ? Des sollicitations qui ont provoqué deux sentiments bien distincts chez l’internationale française. « J’ai eu du mal à accepter le fait que ça ait prit une telle ampleur. J’ai deux points de vue, je ne saurais pas dire lequel prime sur l’autre. D’un côté, les JO, c’est la plus grosse compétition mondiale, donc être enceinte de trois mois a forcément un impact. Ce n’est pas anodin – mais je le vois plus comme « l’histoire est belle », d’autant plus qu’on finit avec une médaille. De l’autre côté, c’est mon travail. Certes, il requiert des capacités physiques, mais il y a d’autres personnes qui travaillent aussi dans des métiers qui sont tout autant physiques : une kiné, une plombière, des personnes qui – j’en suis sûre – travaillent plus que trois mois en étant enceinte. Donc j’avoue avoir eu du mal à comprendre cet engouement autour de mon annonce », raconte-t-elle.

Elle a appris l’heureux événement au retour du stage en équipe de France à Toulouse fin mai 2021. Après les Jeux, comme toutes les autres sportives qui deviennent maman, « Valou » a anticipé la suite des événements. Une grossesse relativement calme, même si pas sans impact sur son corps, notamment à Tokyo où elle a compilé 2,5 points et 1,8 rebond en 10 minutes de moyenne sur 6 matches. Un apport statistique moins clinquant que deux mois plus tôt à l’Euro (8,5 points, 6,0 rebonds en 23 minutes et une nouvelle médaille d’argent). « Cette grossesse m’a fait mal parce que j’ai eu une grosse pubalgie que je devais gérer tout en étant performante sur le terrain. Avec la sélectionneuse (Valérie Garnier), qui était l’une des rares dans la confidence (avec Marine Johannès notamment), on s’était dit que si je n’étais pas au niveau, on prendrait la décision de me couper parce que c’était dans l’intérêt de l’équipe. Il a fallu gérer tout ça mais quand j’étais sur le terrain, j’en oubliais les douleurs ligamentaires, les coups de fatigue, les maux. J’avais tendance à oublier du moins, mais ça me rattrapait vite après. Cela dit, j’ai eu de la chance d’avoir un premier tiers de grossesse plutôt cool, avec quelques nausées mais seulement quand on voyageait. C’est aussi ce premier trimestre plutôt tranquille qui m’a permis de pouvoir jouer aussi longtemps. »

« Le plus difficile, ça a été de retrouvé mon corps d’athlète »

La suite : Valériane Vukosavljevic ne fait évidemment pas le début de saison 2021-22 en club, avec Basket Landes. Mais elle ne coupe pas pour autant, préparant très vite son retour pour le printemps suivant. « On m’avait prévenu : je savais que c’était important de maintenir une activité physique pendant la grossesse. Forcément, elle a quand même diminué en intensité à mesure des semaines », se remémore-t-elle, se basant entre autres sur les témoignages de Marième Badiane, Isabelle Yacoubou ou encore la handballeuse Siraba Dembélé. Son retour a été anticipé grâce à un travail réalisé avec Sabine Juras, l’ancienne préparatrice physique de l’équipe de France féminine, ainsi qu’une kiné périnatale. Les deux ont changé sa vision de son retour à la compétition.

« Une fois que j’ai accouché, je ne suis pas partie de zéro mais presque : j’étais dans le négatif total (rires). Je n’avais jamais connu de grosse blessure dans ma carrière donc je suis repartie sur une réathlétisation totale. C’était la première fois que ça m’arrivait. Le plus difficile, c’était de retrouver mon corps d’athlète. Je n’ai pas pris tant de poids que ça pendant ma grossesse, mon accouchement s’est très bien passé donc c’est allé vite. Mais entre aller vite et retrouver un corps qui permette de jouer au plus haut niveau, c’est autre chose. Il y a eu de gros changements sur le plan musculaire : le plus dur étant de remuscler toute la ceinture abdominale. Même si j’ai continué une pratique sportive, ce n’était pas une pratique intensive avec un voire deux entraînements par jour. Sur le plan ligamentaire aussi, même si la pause forcée m’a permis de régler quelques petits soucis de genou et de tendon d’Achille que j’avais déjà eu avant ma grossesse. »

Un retour avec des hauts et des bas, forcément. « Certains jours à l’entraînement, je me disais que je n’y arriverais jamais, et d’autres jours, je pensais que j’allais revenir deux semaines plus tard. Au final, ça n’a pas été facile. Le travail physique a été assez conséquent, d’autant plus qu’il fallait gérer au milieu avec un nouveau né en allaitant, ce qui demande encore plus de temps et d’énergie. Mais c’était vraiment un challenge que je me sentais vraiment capable d’accomplir, et je m’en suis donné les moyens. Ce n’était pas tous les jours facile mais quand on voit le résultat, je suis très contente. Ça m’a reboosté et je savais aussi pourquoi je le faisais. »

Encore du boulot pour faire évoluer les mentalités sur la maternité

Ce retour sur les terrains, bien anticipé, a surtout été bien géré par son club : Basket Landes, qui a accompagné Valériane Vukosavljevic sur et en dehors des terrains. « Une fois qu’il a fallu revenir, Basket Landes a été présent à 300 %. Tout a été organisé pour que je puisse me remettre en forme, redevenir cette athlète de haut-niveau tout en pouvant jouer mon rôle de maman ». L’ailière a été payée à 100 % de son salaire, ce qui n’est pas toujours le cas. Les derniers exemples en date de la handballeuse internationale Chloé Bulleux, dont la maternité a été mal accueillie par le club de Toulon, ou celui de la championne italienne de volley Lara Lugli, poursuivie en justice par son propre club pour être tombée enceinte en plein milieu d’une saison, nous rappellent que le combat pour la reconnaissance de la maternité chez les sportives est loin d’être gagné.

Valériane Vukosavljevic à Bercy, lors de la finale de la Coupe de France (c) Tuan Nguyen

« Avoir une présidente (Marie-Laure Lafargue) et deux coaches femmes (Julie Barennes et son assistante Shona Thoburn), ça aide car elles ont cette sensibilité en plus. Le fait d’avoir été honnête dès le départ sur mon désir de maternité, ça a aussi joué. Je voulais être honnête pour que le club puisse anticiper que je ne pourrais potentiellement pas être là sur la deuxième saison », ajoute l’ancienne joueuse de Basket Landes, qui sait toutefois qu’il n’a pas été simple de lui trouver une remplaçante. Avec son cas particulier de remplacer une joueuse française par une joueuse locale, le club ayant atteint son quota de joueuses non formées localement. Au-delà de la fin de saison en club, Valériane Vukosavljevic voulait également briller à la Coupe du monde en Australie, en septembre 2022. Soit sept mois après la naissance de sa fille. Jouable ? Pourtant, l’internationale tricolore a dû se résoudre à faire l’impasse sur l’événement qu’elle considérait comme son principal objectif de l’année.

« Mon objectif initial, c’était clairement la Coupe du monde, plus même que la fin de saison à Basket Landes même si j’avais à coeur de rejouer pour ce magnifique public, parce que c’est chez moi. Je me préparais donc physiquement à pouvoir revenir, car c’est une chose de revenir en club et c’en est une autre de jouer un match international. J’en avais conscience. Mais est arrivé le moment où nous avons parlé « organisation » avec la fédération (française de basket) car il était hors de question que je laisse ma fille de sept mois seule pendant un mois pour aller en Australie. On s’est rendu compte que c’était assez compliqué à mettre en place. Les filles ont beaucoup voyagé pendant la préparation, ce qui rendait les choses encore plus complexes. On a fini par prendre la décision de faire cette impasse. Ce n’était pas une décision facile car c’était mon objectif principal. Mais quand on devient maman, les priorités changent. Ma priorité, ce n’était pas d’emmener ma fille dans une aventure que je ne maîtrisais pas totalement. Je le regrette un peu car je pense qu’on aurait pu réussir à s’organiser, même si le timing n’a pas aidé – ma fille est née fin janvier, ce qui laissait peu de temps avant les rassemblements. »

Valériane Vukosavljevic, en novembre 2022 contre l’Ukraine à Roanne (c) FIBA

Avec du recul, la soeur de Joël et Gérald – tous deux basketteurs pro aux Etats-Unis et à Pau – voit tout de même un début d’amélioration dans certains discours. Son retour express a convaincu des coaches, pour la plupart des hommes, que revenir à son meilleur niveau est possible. Elle qui a eu de nombreuses sollicitations à l’intersaison avant de choisir Prague. « Je vois de l’amélioration. Je vois du neuf, même s’il reste du boulot pour changer les mentalités au niveau des dirigeants, de la fédération, des clubs. On m’a par exemple beaucoup demandé si je pensais retrouver mon meilleur niveau, si je ne devais pas faire une croix sur l’équipe de France. Mais certains coachs – masculins – sont quand même venus me voir en me disant « écoute, maintenant, je suis convaincu qu’une athlète peut revenir de grossesse et retrouver son meilleur niveau ». Ça fait du bien de l’entendre car même si je ne compte pas refaire de grossesse pendant ma carrière, ça compte pour celles qui auraient envie de le faire. Je crois que mon parcours prouve que c’est possible, qu’une athlète ne se résume pas seulement à son statut d’athlète. Elle peut être femme, elle peut être maman, elle peut entreprendre et elle continuera à performer ! C’est important. »

Maman heureuse, joueuse épanouie

Sans elle, ni Sandrine Gruda ou encore Marine Johannès, les Bleues ont atteint les quarts de finale à Sydney. Et l’internationale aux 127 sélections n’a retrouvé la tunique tricolore qu’en novembre dernier à l’occasion de deux matches de qualification à l’EuroBasket, avec « l’impression de ne jamais avoir quitté les Bleues ». « Le plus gros changement, c’est extra basket. Le nouveau staff technique, les nouvelles joueuses qui poussent, c’était plus dans la gestion humaine que le plan basket où je me suis retrouvée, je me suis fait plaisir, et où j’étais aussi en confiance vis-à-vis de mon début de saison », raconte-t-elle. À la clé : deux victoires importantes avec un rôle majeur contre la Finlande à Saint-Chamond et l’Ukraine à Roanne. Le tout accompagné de sa fille.

Une confiance et une logistique à laquelle Valériane Vukosavljevic s’est habituée lors de son début de saison à Prague. C’est son mari serbe, Filip, à la retraite depuis l’été dernier, qui s’occupe la plupart du temps de la petite quand elle n’est pas là, entraînements et matches compris. La petite Alani, bientôt un an, n’est pas de tous les déplacements, surtout les plus lointains sur trois jours en Euroleague, mais occupe une grande place dans sa nouvelle carrière. « Le fait d’être maman, ça galvanise. Sur le plan physique, je me sens plus forte, plus solide qu’avant la grossesse. Sur le plan mental aussi. Ce nouveau rôle de maman me permet d’échapper au basket de temps, donc le basket me manque quand je n’y suis pas et j’ai envie d’y être à 200 % quand j’y suis. Je suis épanouie en tant que personne. C’est un beau mélange. C’est un bon partage : tout le monde en ressort grandi. »

Valériane Vukosavljevic. (c) FIBA

Et ça se ressent sur le terrain. La quadruple championne de France est la deuxième meilleure scoreuse du début de saison d’Euroleague (20,8 points et 7,0 rebonds de moyenne sur ses 5 premiers matches de la saison). Son équipe est surtout deuxième du groupe A (5-2), bien partie pour se qualifier en quarts de finale à mi-parcours de saison régulière. Tous les voyants sont au vert pour Valériane Vukosavljevic. « On a eu trois blessées en début de saison, les rotations étaient un peu plus limitées donc il fallait bien quelqu’un pour marquer des points (rires). Mais oui, je suis très satisfaite. J’avoue que je ne m’attendais moi-même pas à évoluer à un tel niveau après ma grossesse. Si on m’avait dit que je serai dans les top marqueuses de l’Euroleague moins d’un an après la naissance de ma fille, j’aurais signé tout de suite. Cet été, je disais même à mon mari « Si ça se trouve, je vais devenir vieille » et on va juste me demander d’apporter mon expérience, rien de plus. Je n’avais aucune idée de ce que j’allais pouvoir produire. Au final, c’est une belle surprise. Et je fais tout quotidiennement pour que ça continue. Le fait d’être dans un club qui vise le titre d’Euroleague, ça motive aussi ». On peut la comprendre.

Avec A. Thomas à Prague. (c) FIBA

Dans le sillage de son début de saison flamboyant à Prague, Valériane Vukosavljevic espère être en bonne santé. Mais une chose n’a pas changé : elle souhaite continuer à gagner des titres en 2023. Championnat tchèque, Euroleague, championnat d’Europe : ce ne sont pas les occasions qui manqueront ! Mais son plus gros combat reste celui de continuer à éveiller les consciences sur la maternité dans le sport. « Je suis revenue dans un rôle de porte-parole des femmes athlètes qui ont des souhaits de maternité. Ça me plaît beaucoup. Notamment parce que c’est un sujet tabou dans le sport. Ça dérange, on nous laisse penser qu’il faut être performantes sans jamais s’arrêter. Mais de mon expérience, on se remet mieux d’une grossesse. Ce n’est pas une maladie. Elle n’empêche pas de pratiquer son sport. C’est ce sur quoi j’essaie d’attirer l’attention. Il faut normaliser le fait qu’on peut avoir un enfant et choisir son destin. Il y a encore énormément de choses à faire pour que ce ne soit plus un sujet tabou, pour qu’on garantisse à l’athlète de toucher 100 % de son salaire, pour qu’on mette des choses en place pour l’aider dans son organisation, et plus généralement sur « que fait-on d’une athlète qui est enceinte ou revient de grossesse ». J’espère que mon expérience permettre aux athlètes qui ont envie d’être maman d’y aller à 200 %. C’est une aventure incroyable, bouleversante dans le positif. Aujourd’hui, je me suis différente mais tellement bonifiée en tant que personne. Je ne vois que du positif. » Ses proches nous le murmurent tout autant : il fait bon côtoyer Valériane Vukosavljevic maman !

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Elle casse les préjugés. Depuis l’annonce de sa grossesse au lendemain de sa médaille de bronze glanée aux Jeux Olympiques de Tokyo, Valériane Vukosavljevic est devenue l’icône d’une maternité réussie dans le monde du basket. La Bordelaise a donné naissance à une petite Alani le 28 janvier 2022 avant de reprendre la compétition à peine onze semaines plus tard avec Basket Landes. Et de soulever fin avril la Coupe de France, sa quatrième en carrière, contre Bourges à l’Accor Arena.

Un titre de plus, comme si de rien n’était, pour la quadruple championne de France et triple vice-championne d’Europe. « Ce titre est différent de tous les autres. C’est du bonus, nous explique-t-elle. Il faut remercier les filles d’avoir gagné les matches qui nous ont permis de pouvoir aller à Bercy car sans ça, il n’y aurait pas eu de titre. Cela ne dépendait tellement pas de moi. C’était assez inespéré. Mon premier objectif, c’était de revenir bien mais je n’aurais pas pensé que ça se goupille si bien. Soyons honnête : je voulais continuer à gagner des titres mais peut-être pas aussi tôt. Ça a été une super opportunité, et je l’ai vécue à fond ! »

« J’ai eu du mal à comprendre cet engouement autour de mon annonce »

(c) FIBA

Flashback. Le 11 août 2021, Valériane Vukosavljevic annonce sa grossesse et provoque une vague de sympathie sur les réseaux sociaux, entraînant de nombreuses réactions et questionnements : mais comment a-t-elle fait pour disputer les Jeux Olympiques et remporter une médaille de bronze en étant enceinte de trois mois et demi ? Des sollicitations qui ont provoqué deux sentiments bien distincts chez l’internationale française. « J’ai eu du mal à accepter le fait que ça ait prit une telle ampleur. D’un côté…

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Photos : Valériane Vukosavljevic (FIBA)

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