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Guide Betclic Élite 2023-24 – Bourg-en-Bresse : bâti autour de Zaccharie Risacher

Véritable exemple de développement, la JL Bourg se présente sur la ligne de départ avec un budget flirtant pour la première fois avec les 7 millions d’euros (4e de Betclic Elite). Une réussite économique qui se traduit par la construction d’un effectif de 12 joueurs et l’arrivée d’un prospect de très haut niveau, Zaccharie Risacher. De belles promesses avant d’entamer une quatrième saison consécutive en Eurocup.

Chaque année, nous pourrions écrire peu ou prou la même chose à propos de la JL Bourg. Son modèle est cité en exemple par de nombreux clubs, y compris en Europe, sa structuration est linéaire, son budget est en constante progression (de 6,7 à 7,0 millions d’euros cette année), son projet sportif est stable et ses résultats sportifs s’en font ressentir. 

La saison dernière, la Jeu a mis de côté l’acte manqué avec Laurent Legname et a parfaitement rebondi sous la houlette de Frédéric Fauthoux, qui a emmené son équipe en demi-finale de Betclic Elite – la première de l’histoire du club – et en finale de la Leaders Cup. Un beau cadeau de départ anticipé pour le directeur du développement sportif Frédéric Sarre, qui s’apprête à passer la main à l’automne.

Un effectif de 12 joueurs

Au niveau de l’effectif, pas question de tout changer cet été : le club de l’Ain a misé sur la continuité en conservant cinq éléments – six avant le départ précipité de Pierre Pelos, remplacé par son clone Maksim Salash – tout en étant la deuxième équipe à finaliser son roster. Le projet reste dans la même lignée : aller au terme du développement de jeunes joueurs à fort potentiel comme Hugo Benitez, Kevin Kokila – aussi les recrues Bodian Massa et Zaccharie Risacher – et bâtir une équipe homogène avec comme unique star le collectif. Le tout en se basant sur le savoir-faire de son consultant François Lamy dans le recrutement.

Zaccharie Risacher © Alexia Graziani

Pour mener de front l’Eurocup et la Betclic Elite, Bourg-en-Bresse a opté pour un groupe de 12 joueurs avec deux cinq majeurs de très haut niveau quasiment interchangeables. Au cœur du projet de développement, il y a Zaccharie Risacher, annoncé dans le top 3 de la draft 2024 par ESPN. En recherche d’un rôle plus important qu’à l’ASVEL, le vice-champion du monde U19 a choisi de retrouver dans l’Ain Freddy Fauthoux et François Lamy, à la baguette d’un prêt traité par les deux clubs “en bonne intelligence”. « Tout a été réfléchi pour que Zaccharie soit dans les meilleures conditions. Nous estimons qu’il sera impactant assez vite compte tenu de ses qualités physiques, indique le consultant. Pour l’entourer du mieux possible, en fonction des joueurs qui étaient déjà sous contrat, on a estimé que c’était nécessaire d’avoir 12 joueurs. Ce qui n’est pas forcément amené à se reproduire. »

Axel Julien décalé au poste 2

Tous les postes ont été doublés voire triplés. Cette configuration devrait réduire quelque peu le rôle des vétérans Maxime Courby et Axel Julien. D’ailleurs, le Varois est amené à évoluer principalement sur le poste 2 puisque les dirigeants, qui avaient décelé l’an dernier “un petit manque de percussion sur le poste 1”, ont enrôlé comme titulaire JeQuan Lewis, considéré comme le meilleur meneur du championnat allemand la saison dernière. A ses côtés, deux autres extérieurs américains promettent de faire oublier James Palmer et Jordan Floyd : l’energizer Jeremy Morgan, deuxième évaluation de Bonn et vainqueur de la BCL, ainsi que le shooteur d’élite Bryce Brown, MVP des finales du championnat polonais. Deux atouts de premier plan en plus de la prolongation d’Isiaha Mike, MVP de la ligue d’été canadienne, sur le poste 4. 

Autre spécificité : Freddy Fauthoux aura à sa disposition trois pivots purs – un luxe à l’échelle de la Betclic Elite – qui plus est tous internationaux et à fort potentiel : Bodian Massa, qui doit poursuivre sa montée en puissance, Kevin Kokila, qui veut confirmer après son retour de la Coupe du monde avec l’Angola, et Godwin Omenaka, étonnant prospect nigérian venant de Hongrie. C’est une certitude : la JL Bourg version 2023-2024 ne manquera pas de talents, y compris défensifs, quelques recrues étant des spécialistes de la défense sur l’homme, parfois sur plusieurs postes différents. A Ekinox, l’on devrait voir “de bons garçons et une belle densité physique”, dixit Freddy Fauthoux.

Les résultats des cinq dernières saisons

SaisonNiveauBilanPlacePlayoffsTop scoreurBudget
2018-19Jeep Élite19-159eZachery Peacock (17,8)5,12 M€
2019-20Jeep Élite16-95e(Annulés)Danilo Andjusic (16,0)5,35 M€
2020-21Jeep Élite22-125eQuart de finaleDanilo Andjusic (20,0)6,20 M€
2021-22Betclic Élite15-1911eRasheed Sulaimon (13,2)6,44 M€
2022-23Betclic Élite19-155eDemi-finaleJames Palmer (15,3)6,70 M€

Les changements de l’intersaison

Sous contrat : Hugo Benitez (prolongation, 2026), Kevin Kokila (2025), Maxime Courby (2024), Axel Julien (2024), Isiaha Mike (prolongation, 2024), Frédéric Fauthoux (coach, 2024)
Arrivées : Godwin Omenaka (Egis Kormend/Hongrie, 2024), Zaccharie Risacher (ASVEL, en prêt), JeQuan Lewis (Rostock/Allemagne, 2024), Bodian Massa (Strasbourg, 2025), Bryce Brown (Szczecin/Pologne, 2024), Jeremy Morgan (Bonn/Allemagne, 2024), Maksim Salash (Nizhny Novgorod/VTB League, 2024)
Départs : James Palmer Jr (Turk Telekom/Turquie), Maxime Galin (Fos/Pro B), Alexandre Chassang (Limoges), Pierre Pelos (Gran Canaria/Espagne), Jordan Floyd (Bursaspor/Turquie), Frantz Massenat (assistant coach, Drexel/NCAA), Bryson Williams, Amida Brimah

Effectif 2023-2024 : JeQuan LewisHugo Benitez, Axel Julien, Bryce Brown, Jeremy MorganZaccharie Risacher, Maxime Courby, Isiaha Mike, Maksim Salash, Kevin Kokila, Bodian MassaGodwin Omenaka

Staff sportif

Coach : Frédéric Fauthoux (50 ans)
Assistants : Jean-Baptiste Lecrosnier (47 ans), Slobodan Savovic (43 ans) 
Préparateur physique : Fabrice Serrano (52 ans)

Front office

Président : Julien Desbottes (51 ans)
Directeur sportif : Frédéric Sarre (62 ans)
Consultant : François Lamy (47 ans)
Directeur administratif : Fabrice Pacquelet (52 ans)

Salle : Ekinox (3 521 places)

Les joueurs

Le cinq de départ

JeQuan Lewis

Le revanchard du groupe. À bientôt 29 ans, ce Paris Lee 2.0 a raté plusieurs fois l’opportunité de disputer une coupe d’Europe dans un parcours qui l’a baladé en G-League, en Corée du Sud, à Taïwan, en Grèce (au PAOK), en D2 israélienne mais aussi en VTB League, avec le club estonien de Kalev-Cramo, et l’année dernière à Rostock, en Allemagne, un promu qu’il a mené à la 9e place. Réputé pour sa percussion et son activité défensive, l’ancien de VCU, considéré comme le meilleur meneur de Bundesliga l’an dernier (16,1 points à 42,7 % à 3-points pour 17,5 d’évaluation !), est aussi un créateur redoutable qui tournait à 8,6 passes décisives sur ses trois premiers mois la saison dernière. A fait du football américain étant plus jeune.

Jeremy Morgan

L’atout énergie et expérience, mais côté joueurs étrangers. Partout où il est passé, ce leader dans l’âme a laissé d’excellents souvenirs autant pour son côté humain que son engagement de tous les instants, sa polyvalence en tant qu’ailier capable de marquer dans toutes les positions et sa défense sur tous les postes de 1 à 4. Il l’a prouvé pendant deux ans à Bonn où il a vécu une dernière saison mémorable (vainqueur de la BCL, leader de la saison régulière et finaliste de Bundesliga) en étant la deuxième évaluation de l’équipe (14,6 points, 4,4 rebonds, 1,3 interception). Moins soliste que James Palmer, son profil a séduit dans l’objectif d’être complémentaire de Zaccharie Risacher, que la Jeu veut développer baller en main. Aussi passé par la G-League, la Finlande, l’Italie (à Trento avec l’ancien Burgien JaCorey Williams) et formé à Northern Iowa.

Zaccharie Risacher

La pépite, autour de laquelle la JL a construit son effectif. Plus jeune français titulaire de l’histoire de l’Euroleague à l’âge de 16 ans et 302 jours, médaillé de bronze et d’argents aux Coupes du monde U17 et U19, c’est un phénomène de précocité. Né à Malaga, le fils de l’ancien international Stéphane Risacher et frère d’Ainhoa – déjà double championne d’Europe U16 – est un arrière-ailier de très grande taille, joueur complet par excellence, déjà mature pour son âge, capable de s’appuyer sur son tir mais aussi de faire preuve d’agressivité vers le cercle, avec de grosses aptitudes défensives, notamment sur l’homme, et des qualités de rebondeur. Sa première saison pleine à l’ASVEL fut prometteuse mais il a souhaité changer d’air pour faire évoluer son rôle avant sa draft NBA – il est annoncé par ESPN en 3e position de la cuvée 2024. A choisi de rester en France malgré des intérêts en Australie (NBL) en Allemagne, surtout à Ulm.

Isiaha Mike

Freddy Fauthoux ne s’était pas trompé la saison dernière. Son coup de coeur du recrutement a réalisé une bonne saison en France, dans la lignée de ses deux premières saisons en Europe avec Chemnitz en Allemagne et de son cursus NCAA entre Duquesne et SMU. Seul étranger prolongé, le natif de Toronto a remporté cet été la ligue d’été canadienne avec Scarborough tout en étant nommé MVP des finales. Le contre-coup : il est revenu dans l’Ain avec une alerte à la voute plantaire qui contraint la Jeu de le mettre sur la touche en fin de présaison. L’ailier-fort polyvalent, capable de défendre sur plusieurs postes, est attendu au tournant.

Bodian Massa

Un guerrier qui a commencé le basket sur le tard après s’être essayé au foot et au hand. Jamais passé par les Espoirs, Bo’ a pris des chemins de traverse pour devenir pro jusqu’à être nommé All-Star du championnat et intégrer l’équipe de France en février dernier (1 sélection) et même faire la préparation du Mondial cet été – bien qu’il était en contact avec le Sénégal, pays dont il a des origines. L’international s’est forgé à Fos-sur-Mer – où il a désormais son maillot retiré – et il a écourté son contrat de trois ans à Strasbourg pour avoir l’assurance de disputer une coupe d’Europe. Très vertical et mobile, dans le top 6 des meilleurs rebondeurs de Betclic Elite depuis deux ans, il dispose encore d’une grande marge de progression. Il ambitionne de jouer en Espagne ou en Euroleague. Animé par un désir de toujours apprendre et de mettre le collectif au centre de ses priorités, ses qualités humaines ne sont plus à démontrer. Son idole : Joel Embiid, avec lequel il aimerait jouer avec les Bleus.

Les remplaçants

Hugo Benitez

Arrivé au club en 2016 pour intégrer l’école des meneurs, Hugo Benitez a franchi toutes les étapes avec la Jeu, jusqu’à devenir titulaire et obtenir une prolongation au printemps dernier jusqu’en 2026. Le Catalan, désormais international (3 sélections) et partenaire d’entraînement avec les Bleus cet été, ne cesse de progresser, tant sur le plan individuel – avec quelques kilos pris à la salle de muscu – que collectif. Meneur-arrière au gros QI basket (ratio passe décisive – perte de balle très intéressant pour son âge), il devient aussi un shooteur de plus en plus fiable (frôlant le 50/40/90 au pourcentage au tir en Betclic Elite). Grand fan de l’Euroleague et du FC Barcelone. Il veut ramener un titre à Bourg.

Axel Julien

Pour sa première saison complète sans Laurent Legname, le Varois a baissé en rendement tout en restant fidèle à ses valeurs collectives et en accompagnant la prise de pouvoir d’Hugo Benitez sur le dernier exercice. L’ancien de Dijon et de Hyères-Toulon, qui a mis un peu de temps à s’épanouir dans le système de Freddy Fauthoux, va entamer sa troisième saison à Bourg-en-Bresse en étant repositionné sur le poste 2. À 31 ans, l’international français (21 sélections) n’est pas certain de remettre les pieds en équipe de France mais il garde espoir. Son expérience du championnat et de la Coupe d’Europe reste un atout de poids. Est devenu papa il y a quelques mois.

Bryce Brown

Le shooteur d’élite ou game changer, appelez-le comme vous voulez. A l’université, son coach le considérait comme le meilleur joueur sans ballon de NCAA au poste d’arrière. Bryce Brown sort d’un exercice brillant en Pologne, où il a décroché le titre avec Szczecin tout en étant élu MVP des finales (17,8 points à 42,5 % à 3 points et 3,3 passes décisives). Avant cette saison, qu’il avait débutée par un mini-crochet en Turquie à Besiktas, il a tenté sa chance au pays à sa sortie d’Auburn mais il n’est pas parvenu à décrocher un contrat en NBA, se contentant de trois saisons dans un rôle de scoreur en G-League. À souligner son record hallucinant à 11/11 à 3-points lors d’un match en décembre 2019. Redoutable en catch-and-shoot, il est aussi considéré comme un fort défenseur sur l’homme. Ami d’enfance de Jordan Floyd, qu’il remplace numériquement dans l’Ain.

Maxime Courby

Un joueur de devoir. À la JL Bourg depuis 2015, le Nordiste entame sa 9e saison – en fin de contrat à la fin de la saison -, ce qui en fait le deuxième joueur le plus fidèle de la Betclic Elite derrière Benoit Mangin, au Portel depuis 2011. Son expérience, son adresse extérieure, sa rigueur défensive, sa combattivité et son jeu sans ballon en font un joueur reconnu et apprécié du championnat de France. Ses statistiques n’ont jamais été une priorité mais son temps de jeu, comme son apport, sont sur la pente descendante. Issu d’une famille d’athlètes et papa de deux enfants.

Maksim Salash

La JL a paniqué quand Pierre Pelos a annoncé sa volonté de rejoindre Gran Canaria mais le club a accédé à sa requête dès lors qu’elle a acté l’arrivée de son clone, Maksim Salash. Ce poste 4-5 est un grand intérieur (2,06 m), shooteur, particulièrement mobile et doté de bonnes mains. Passé par l’Espagne, la Pologne ou encore l’Estonie, l’international biélorusse (15 sélections) évoluait la saison dernière à Nizhny Novgorod, en VTB League. Il a – comme Jeremy Morgan – remporté la BCL, en 2021 avec San Pablo Burgos. Considéré comme un gros prospect dans sa jeunesse, il voit une opportunité de retrouver les sommets européens avec l’exposition donnée dans l’Ain.

Kevin Kokila

La révélation burgienne de la saison dernière. Arrivé dans un rôle de 11e homme dans un anonymat relatif après une formation de deux ans à l’ASVEL (vainqueur du trophée du futur) et une bonne saison en NM1 à Lyon SO, Kevin Kokila a explosé dans l’Ain. Propulsé sur le devant de la scène lors du départ précipité de James Dickey, le poste 5-4 a donné satisfaction au point de terminer devant Alex Chassang dans la rotation et d’être appelé en sélection d’Angola, le pays d’origine de ses deux parents – bien qu’il soit né à Bondy (93). Et le Francilien a décroché sa place parmi les 12 pour la Coupe du monde malgré une belle concurrence à son poste ! Sa maturité, sa polyvalence et son énergie devraient encore se révéler précieuses dans la rotation burgienne. Sous contrat jusqu’en 2025.

Godwin Emenaka

Le pari du recrutement de la JL. Inconnu du grand public et venu au basket sur le tard, le Nigérian a été découvert par l’assistant Jean-Baptiste Lecrosnier. Son parcours est atypique puisqu’il s’est formé dans une académie en Hongrie, où il a passé les six dernières années de sa vie. Pivot très athlétique, avec des qualités de verticalité, de rebond, et une grosse marge de progression (8,6 points, 6,8 rebonds et 1 contre de moyenne en D1 hongroise), en témoigne sa première sélection avec le Nigéria lors des qualifications à la Coupe du monde 2023. L’international nigérian a signé deux ans mais le deal est clair : il devra batailler pour se faire sa place dans un secteur intérieur déjà fourni.

Le coach

Frédéric Fauthoux

Figure du basket français lorsqu’il était encore joueur à Pau-Orthez, là où il a effectué toute sa carrière, Frédéric – alias Freddy – Fauthoux s’est reconverti dans le coaching en 2012. Après avoir entraîné la réserve de l’Élan Béarnais, « Petitou » a quitté sa terre natale en 2015 pour devenir adjoint d’Antoine Rigaudeau à Paris-Levallois. Sa deuxième carrière a décollé dès décembre 2015 lorsqu’il fut promu coach principal à la démission de son ancien coéquipier en équipe de France. Le Landais est depuis considéré comme l’un des meilleurs entraîneurs de l’Hexagone, ayant participé à l’éclosion de Vincent Poirier ou encore Louis Labeyrie. Coach associé de T.J. Parker à l’ASVEL pendant deux ans (deux titres de champion de France comme numéro deux), il a dit oui au projet burgien pour redevenir numéro un et a emmené le club à la fois en finale de la Leaders Cup et à sa première demi-finale de Betclic Elite. L’entraîneur de 50 ans, potentiellement candidat à la suite de Vincent Collet en équipe de France, sera en fin de contrat à l’été 2024.

Freddy Fauthoux © Hervé Bellenger/LNB

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Photo d’ouverture : Zaccharie Risacher (FIBA)

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