Evan Fournier et le futur de l’équipe de France : « Nous sommes ambitieux et nous voulons gagner, et comptez sur moi »

la rédaction
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Dans une interview pour le site de la FIBA, Evan Fournier (2,01 m, 30 ans) revient sur l’EuroBasket de l’été dernier et sur l’émergence soudaine de Victor Wembanyama avec les Bleus.

L’adolescent de Boulogne-Levallois a été placé sous les projecteurs du monde entier début octobre à Las Vegas, puis il a fourni une superbe prestation lors des victoires éclatantes de la France, en novembre, contre la Lituanie et la Bosnie-Herzégovine. 

« Je n’ai pas été vraiment surpris par lui car je savais qu’il était prêt pour ce genre de match, déclare Evan Founier. Je suis heureux qu’il ait montré de quoi il est capable et qu’il se sente très à l’aise avec les gars et avec notre style de jeu. Wembanyama n’a pas peur du moment et il n’a pas peur de l’attention qui lui est porté, c’est sûr. Il va aller de mieux en mieux, et c’est une très bonne chose de voir qu’il peut nous aider et que nous allons compter sur lui pendant de nombreuses années à venir. C’est un joueur très spécial, et il apprend vite, ce qui est une grande force. »

Evan Fournier confirme qu’il est attentif à l’équipe de France même en pleine saison NBA.

« J’ai pu regarder le match contre la Lituanie. Ils ont très bien joué, et j’ai trouvé ça très intéressant parce qu’il y avait beaucoup de nouveaux gars dans le roster et tout le monde a fait le travail, des gars comme Damien Inglis, Sylvain Francisco, et aussi Victor Wembanyama qui n’a pas ressenti la pression de ses premiers matchs avec l’équipe nationale senior. L’équipe a très bien joué et a montré que nous avons un énorme bassin de joueurs qui peuvent jouer avec l’équipe nationale senior. Je n’ai pas regardé leurs matchs en analysant les adversaires mais surtout du point de vue de la façon dont les gars ont assimilé et appris nos plays et systèmes. C’est un très bon signe pour l’avenir et je tiens vraiment à les féliciter tous. »

Le joueur des Knicks est donc revenu sur l’EuroBasket et sur la difficulté de battre en prolongations la Turquie et l’Italie.

« Nous n’avions pas Nando (De Colo), Nicolas (Batum) et Frank (Ntilikina), et nous avons dû faire beaucoup d’ajustements car l’équilibre de l’équipe était différent », a-t-il déclaré. « Nous avons dû trouver différentes façons de jouer et cela a fonctionné parce que les gars ont tout donné pour l’équipe. Notre plus grande force était que nous sommes très résistants. Nous avions cet esprit combatif qui nous a aidés. Sortir de ces situations tendues contre la Turquie et l’Italie n’était pas un hasard, c’est parce que nous avons tout fait pour gagner ces matchs et c’est parce que nous avons continué de croire en nous. »

Fournier a été extrêmement déçu d’être battu dans le match pour le titre, mais il reconnaît tout le mérite de l’équipe espagnole et de son coach Sergio Scariolo.

« C’est difficile de perdre dans le dernier match, mais nous devons rendre hommage à l’entraîneur Scariolo et à ses joueurs pour leur superbe finale. Beaucoup de gens ont été surpris par eux parce qu’ils avaient une formation plus jeune et ils ont dû faire face à beaucoup de blessés avant le tournoi, mais mec, ils savent ce qu’ils font, et ils savent comment jouer et régler parfaitement leurs matches. Cette équipe est très dangereuse; ils savent jouer au basket et chaque gars sait ce qu’il doit faire sur le terrain. Ils sont très bien entraînés. Sergio Scariolo connaît tout du basket FIBA, et ses joueurs restent très patients en attaque mais aussi très agressifs et intelligents en défense. Ils savent vraiment comment vous mettre mal à l’aise dans vos plays, être agressifs et vous obliger à trouver des alternatives pour marquer et ils sont productifs du côté offensif. Ils ont une très bonne chimie. »

Evan Fournier estime que bien que la France n’ait pas atteint l’objectif de remporter le titre européen, l’équipe méritait beaucoup de crédit pour être arrivée aussi loin qu’elle l’a fait car c’était l’un des EuroBaskets les plus difficiles et les plus compétitifs jamais joués. La France a dû survivre au groupe de la mort à Cologne, où elle a affronté l’Allemagne, la Slovénie, la Lituanie, la Bosnie-Herzégovine et la Hongrie, avant de jouer la Turquie, l’Italie, la Pologne et l’Espagne en matchs à élimination directe.

« Je pense que certains médias ont été très durs avec nous parce que je pense que nous avons pu traverser des matchs très difficiles où d’autres ont perdu et ont été éliminés », a-t-il déclaré. « Nous avons gardé notre unité et montré une très bonne force et résilience. Nous n’avons pas dominé certains matchs comme nous le faisons parfois, mais en fin de compte, le plus important était de gagner, et nous avons perdu dans le dernier match. . »

Evan Fournier se dit très enthousiasmé par les deux prochains étés avec la France, qui non seulement disputera la Coupe du monde l’année prochaine, mais accueillera également les Jeux olympiques en 2024, à Paris.

« Nous sommes ambitieux et nous voulons gagner, et comptez sur moi. »

Photo : FIBA

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