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Budgets LNB 2023-2024 : Monaco et l’ASVEL explosent tous les records !

Ce jeudi 12 octobre, la Ligue Nationale de Basket (LNB) a dévoilé tous les budgets de Betclic Elite et de Pro B pour la saison 2023-2024. L’AS Monaco explose le record qu’elle détenait déjà en atteignant les 27,5 millions d’euros (+33 %), suivie de l’ASVEL (21 millions d’euros).

Ce n’est une surprise pour personne : Monaco et l’ASVEL sont deux énormes locomotives pour la Betclic Elite. Cela se vérifie dans les budgets prévisionnels, à date du 15 septembre 2023, rendus publics par la LNB pour la saison 2023-2024.

La Roca Team affiche un budget record de 27,51 millions d’euros, soit une augmentation de 33 % par rapport à l’an dernier (20,7 millions d’euros). Sa masse salariale, de 13,1 millions d’euros (+21%), explose évidemment tous les précédents records en la matière. Records que l'AS Monaco détenait déjà.

Avec un budget de 21,01 millions d’euros et une masse salariale de 7,2 millions d’euros, l’ASVEL Lyon-Villeurbanne est la seule équipe capable de concurrencer économiquement Monaco... même si la cadence infernale du développement XXL du club princier semble pratiquement impossible à suivre.



Paris en embuscade, trois clubs sur la pente descendante

Hormis ces deux locomotives, on peut noter la percée du Paris Basketball, qui monte pour la première fois sur le podium financier avec le 3e budget (9,25 millions d’euros) et la 3e masse salariale (2,85 millions d’euros) de Betclic Elite. Les prémices de son arrivée prochaine en Euroleague ?

Seules deux autres clubs pointent à plus de 2 millions d’euros de masse salariale : la JL Bourg (2,18 millions) et la JDA Dijon (2,05 millions). Dans le top 8, on retrouve aussi Le Mans, Nanterre et... Gravelines-Dunkerque, dont le début de saison catastrophique a débouché sur le licenciement de Laurent Legname.

Notons que trois clubs ont réduit la voilure par rapport à l’an dernier : Boulogne-Levallois, passé de 7,3 à 5,6 millions d’euros de budget (-23 %), Limoges, passé de 6,5 à 6,1 millions d’euros (-6%) et la SIG Strasbourg, passé de 7,0 à 6,9 millions d’euros. Évidemment, leurs masses salariales suivent la même tendance.


Tout en bas du classement budgétaire de l’élite, on retrouve Le Portel et Saint-Quentin (3,7 millions d’euros chacun). Toutefois, l’ESSM est très largement en queue de peloton en ce qui concerne la masse salariale avec 1,07 million d’euros contre 1,42 pour le club de l’Aisne.

Notons enfin que l’ADA Blois passe au 15e rang avec un budget de 4,8 millions d’euros (contre 3,6 l’an dernier), soit une évolution positive de 34 % !



Un trio de tête en Pro B

En Pro B, l’Elan Béarnais affiche sans surprise le plus gros budget (4,98 million d’euros) devant Antibes (4,24M€) et Orléans (4,15M€). Un trio que l’on retrouve au sommet des masses salariales avec chacun 1,1 million - aucun autre club n’atteint le million d’euros.

Par ailleurs, il est important de constater que la concurrence entre les clubs de Pro B et la recherche de compétitivité poussent au développement des budgets depuis plusieurs saisons et le budget minimum sur la saison 2023-2024 s’élève dorénavant à 1,9 million d’euros.

Trois clubs figurent d’ailleurs sous les 2 millions d’euros de budget : Lille (1,919M€, 18e), Evreux (1,934M€, 17e) et Aix-Maurienne (1,967M€, 16e). Tous ces clubs se tiennent dans un mouchoir de poche concernant les masses salariales mais Angers et Evreux sont les lanternes rouges avec exactement à 600 000 euros à consacrer à leur effectif.


Des budgets moyens records en Betclic Elite et en Pro B

Les budgets moyens 2023-2024 sur les deux divisions sont une nouvelle fois en progression et établissent de nouveaux records : 7,9 millions d’euros en Betclic Elite (+16 %) et 3,0 millions d’euros en Pro B (+13 %).

En neutralisant l’impact des deux locomotives qui disputent l’Euroleague, les budgets moyens sur la Betclic Elite sont en progression de 9 % par rapport à la saison précédente, témoignant le développement économique de l’ensemble des clubs et leurs ambitions sportives sur une saison marquée par trois relégations en Pro B.

Le budget médian de la première division dépasse les 6 millions d’euros, soit le plus élevé dans l’histoire de l'élite. La somme totale des budget de la Betclic Elite est également historique avec un montant de 142 millions d’euros pour les 18 clubs de la division contre 122 la saison dernière.

En Betclic Elite, les masses salariales sportives (+16 % en moyenne) suivent la même tendance d’évolution que les budgets moyens alors que les masses salariales sportives en Pro B en moyenne restent stables (+2 %).

Un nouveau président à la DNCCGCP
Patrick Hianasy préside désormais de la DNCCGCP de la Ligue Nationale de Basket, suite à sa désignation par le Comité Directeur de la Ligue Nationale de Basket. Il souhaite mettre l’accent sur la préservation du modèle économique actuel du basket professionnel français, qui permet d’assurer une équité sportive et la pérennité des clubs engagés à long terme.
Agé de 48 ans et père de 2 enfants, Patrick Hianasy est expert-comptable de profession. Il était membre de la DNCCGCP de la Ligue Nationale de Basket depuis 5 ans. De formation initiale en Economie Finance et Audit, il a fait une grande partie de sa carrière au sein d’un cabinet de dimension régionale. Depuis 2021, il est associé au sein du Groupe de Conseil et d’expertise comptable et d’audit Alpha. Il est passionné de sport et pratique régulièrement la course à pied de fond. Il a découvert le basket grâce à la médiatisation de la NBA à la fin des années 80.



Photo : AS Monaco (AS Monaco)

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